Avec ou sans bagages.

Croquer les épaules de l'orage.

22 février 2009

Tout simplement
Fermé pour cause de sentiments différents.

Fevrier

[ Ceux qui voudraient connaitre l'adresse de mes prochaines representations sont priés de laisser leur adresse mail ici en commentaire. Merci. ]

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08 février 2009

La dernière.

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Quand on part de chez Soom, on a souvent trop d'alcool dans les veines et c'est toujours dans des valses absurdes qu'on prend tous les métros. Il est bien rare qu'on ne se perde pas mais on finit toujours par arriver. A ce moment là, Perrine file droit vers les enceintes pour ne plus s'en décoller, Keeps roule sa première clope et Soom cherche du regard les complices eventuels du grand voyage de nuit. Des mains qui rentrent et sortent des poches rapidement, des traffics de petites choses minuscules aux allures de paupières qui clignent. L'odeur inhabituelle d'une transpiration plus chimique que charnelle et les petites loupiottes sous le grand chapiteau. Joyeux anniversaire tête d'enclume. La belle Ybrid et les jolies pétasses, le petit gibus gay au milieu de la foule qui crie des choses obscènes. C'est le notre, on le garde, allez pas touche. L'humilité des faiseurs de son me fascine legerement quand je les vois seuls derrière les platines et que les gens s'achèvent dans leurs danses éléctriques. Donne moi de quoi tenir, tenir, je ne veux pas dormir, dormir. Laisse moi voir venir le jour. On se perd et se retrouve, le jour se lève quand on s'eclipse, les pupilles grandes ouvertes et la peau douce, machoires serrées sourire aux lèvres, jolie soirée. Pains au chocolat, les joints tournent avec l'heure, on se fait rire à tour de rôle et Soom ferme les rideaux face aux premières lueurs. Prendre le train au petit matin et voir des autruches se dessiner dans le bitume, être eveillée depuis hier matin et déambuler mal et penser trop. Parce que tout ça n'est donc pas vraiment terminé. Avant je pensais que c'était une chance, une belle histoire qui m'était tombé dessus et que rien ne pourrait jamais égaler. Aujourd'hui elle a changé de prénom et d'attitude, on peut l'appeler Malediction et c'est comme si j'allais passer ma vie à m'en défaire. Ca n'a plus rien de drôle. Il faut que tu partes à présent, il faut que tu lèves l'encre et que ma route se trace, tu vois. Je ne veux plus laisser courir les voleuses de pommes, et je ne vois pas pourquoi je devrais refleter les traits d'une philosophie fast-food et rappeler la voix de la richesse facile. Ca n'est pas moi et ça va bien trop loin. Dépossédée à plusieurs reprises je reconnais le gout amer de l'erreur et si je me permets de me plaindre c'est bien la dernière fois. Maintenant j'exige un retrecissement de la chaussée, un copyright sur mes envies. Tant pis pour le reste.

C'était une trés jolie nuit et je ferme les volets de tout ça en me retirant définitivement de la blogosphère.

Et merci aux pupilles. La pensée de l'écriture est parfois plus agréable que l'écriture elle-même. Maintenant je vais mener une vie qui ne pourra plus être la votre alors si on se revoit pas d'ici là... Passez une bonne fin de soirée et une excellente nuit.

Cordialement,

Capitaine Plum.

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07 février 2009

Uchronie.

Winter

Emir Kusturica : Ah ya Bibi.

Quand ça revient le ciel prend ses grands airs de première fois parce que ça y est, la vie est là. Les cloportes et cafards cessent d'un mouvement unique la parade trop sombre de leur vie rhaspodique. Le monde n'a pas saisi qu'il était indicible et l'on peut voir tomber ses corps avec la neige là-bas dehors. Nous sommes des sacs en toile remplis de souvenirs qui se craquent en étoile lorsqu'on nous fait sourire. Encore une phrase qui colle aux dents : Du poète on retient l'attitude on renie les talents. Le café noir est un compagnon de fortune et les lèvres y trouvent leur bonheur en frolant son écume. La prose et la poésie se ressemblent comme les filles et les garçons, quand tous nos cauchemars se démembrent et qu'on attend l'autre saison. J'aime le buisness et j'enguirlande ma maladresse depuis qu'à la place des étoiles certains font du commerce. Je les vois bien.

Je ne sais plus si je dois crier ou attendre, si la rue veux de moi ou des cendres. Les maillons du réel se détachent un à un pour faire pousser mes ailes et tenir jusqu'à demain. Des fleurs de passions semées sur le bitume rappellent que ma raison vaut mieux que ma fortune alors j'entame les premiers pas d'une valse interdite avec cet autre moi qui se veut utopique. Les cartes se mélangent mais personne ne les joue à part peut-être un ange qui s'accroche à mon cou mais je ne veux rien voir c'est trop beau et trop noir. J'emmène danser en rêve celui qui me fait trêve et qui ne reste pas et qui ne s'en va pas j'emmène danser en rêve j'en crève d'en vie j'en aime. Des instants minscules grands comme des scarabés, des jolies libéllules posés sur le goûter, c'est la vie qui revient bruler entre tes mains j'ai dis et je répète c'est la vie qui revient.

Je songe à me lancer dans le commerce de CDs volés. Aujourd'hui j'ai trop fumé et j'ai trop trainé les rues. Mon absentéisme est reconduit jusqu'à plus soif. Sujet suivant ? Le sexe. (Private joke).

Dormez. Rêvez. Changez l'immonde et votez pour moi.

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05 février 2009

Rock'n'roll suicide.

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Trojan sisters : Travelling.

Keeps s'est endormie. La pluie s'écrase sur le toit de la cabine du capitaine. Canettes de coca, cendrier, mégots de joints et pelures de rêves trainant ça et là. Se demander comment remettre la machine en marche, mettre tout ça sur le dos de l'hiver et attendre que ça passe. Les volcans s'ennuient lorsque rien ne vient provoquer l'erruption. Il pleut toujours. Une mouche frotte maladroitement ses pattes l'une contre l'autre et ce geste a quelque chose qui rappelle la pourriture d'une clémentine au fond du panier. Voilà.

J'imagine qu'il arrive un moment où on ne peut plus faire de bilan et c'est là que j'en suis. Avant, il y avait des rêves et des histoires biscornues qui peuplaient toutes les secondes et toutes les nuits. Avant il y avait une fille qui voulait juste être un garçon, il y avait mon reflet qui était sortie du miroir et des gens chouettes qui inventaient des mondes qui ressemblaient au mien, alors je m'y perdais comme dans un délire innocent, et puis tellement de choses ont changé. La pomme a pourrie. La plume a pris l'eau. Les personnages ont deserté. Ca fait tellement longtemps que je ne me souviens plus. On est tous le fantome de quelqu'un. La déception d'un autre. Et personne n'en est jamais sortie sans  blessure, parce que ça fait viril.

Le vernis à ongles vert, jaune, orange ou bleu. Le beurre de cacahuète et la tarte au sourire. Tout existe si j'en ai envie.  On est qu'une bande de nombrils ambulants et l'humanité entière fait tache d'huile sur la jolie planète. Un garçon rouge frappe et frappe sous la peau de mon crâne, ça fait mal comme une fleur qui pousse et tu vois. Rien n'a changé.

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02 février 2009

Time takes a cigarette.

Tangerine

Je n'aimerai pas, par exemple, bosser pour une association humanitaire et être payée pour ça. Je trouverais ça étrange, comme avenir. J'y pense quand j'envois la pièce à l'accordéoniste, moyennant quelques sourires. Imagine un peu. Etre payée pour avoir un coeur. Je n'aimerai pas, non plus, penser en thermes d'effectifs, de croissance ou d'intêrets. Je n'aimerai pas qu'on m'explique comment devenir professionnel, et faire mes ordres sur vos désirs. Je n'aimerai pas être le plancton de la grande chaine alimentaire et sourire naïvement. Je n'aimerai pas me prendre au serieux pour une vocation passagère. Je n'aimerai surtout pas me tromper.

Tu plantes ta graine d'idée dans ma boite à projets. J'aimerai que mes traits s'affinent, tu pourrais presque m'apprendre. Peut-être qu'un jour, je saurais comment dessiner ces foutus papillons. Je deviendrais aussi observatrice que toi, je pourrais dire que je suis mon propre patron, que je fais ce que j'aime, je pourrais dire que je suis libre. Laisse moi rêver un peu. Je serais capable de dessiner un cercle parfait à main levé, je tatouerais des loups hurlant à la pute dans le dos des motards. Les gens trouveront ça cool. Comme mon sweat Adidash.

Il a neigé toute la journée. Poésie gadouilleuse et moineaux et qui s'égosillent. Le campus ressemble à une grosse meringue un peu triste, c'est le temps des révolutions. Je pointe ma crinière aux AG la clope au bec, soupire entre gonzesses, j'ai le spleen. Je me fondrais dans la masse de ceux qui éspèrent encore et lorsqu'on gagnera la guerre je lancerai une bataille. Elle me demande si moi j'y crois, et sur un air de Renaud je lui dis oh tu sais. Quand t'aimes les animaux, tu t'arrètes pas à ça. 

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01 février 2009

Dimanche.

Dimanche


Zenzile : Pirates.


La putain de vie. Rentrer pour ça. Je vais vous dire un truc.
Je me lève le matin, la lumière rouge estompée par le jour, les yeux collés. Je n'ai jamais envie de me lever. J'y réfléchis toujours à deux fois avant d'oser sortir des draps. Je roule une clope. J'allume le pc. J'aimerai dire que c'est la faute de ma génération. Mais c'est la mienne. Un café au lait. Choisir ses fringues. Avaler deux petits comprimets. La putain de vie. Se shouter à n'importe quoi. Rentrer pour ça.
Aimer de loin, dans la fumée blanche des souvenirs. C'était beau, ouais. C'est rare d'être clean et de trouver la vie belle. J'ai pas d'excuse parce qu'il fait beau. Il n'y a rien que je hais plus que la routine. Les habitudes. C'est dommage, parce que l'habitude c'est moi. Il faut me perdre. Est-ce que j'ai déjà su écrire ? Au fond je ne sais plus vraiment. Ca fait des boucles qui tournent en rond. Il y a quelques jours, je pensais mourir, des mots comme Littérature et Folie viennent prendre mon souffle et mon coeur, ça n'est pas normal de transformer son corps en crise comme ça, la nuit, ça n'est pas normal. On a toutes les raisons de s'inquieter.
C'est la faute de l'imagination qui se fait lionne quand personne ne vous voit. Ca rend fou. Je vous dis que ça rend fou. C'est la putain de vie.
L'amour réveille. L'amour fouette au visage comme le vent sur la plage. Ca me rend volcan, ça me rend bonheur et soleil. Ca m'implose. Ca ne dure pas. C'est conçu pour partir, c'est humain, ça fout le feu et ça se barre, ça vous met le coeur dans le crâne, et vous rentrez.
Vous faites un clin d'oeil aux citrons dans le panier en osier. Vous êtes donc là. Vous avez envie de quelque chose qui n'existe pas. Vous ouvrez tous les placards, sans jamais mettre le doigt dessus. Clignez des yeux. Vos relations humaines vous sauvent. Je me regarde trop longtemps dans le miroir. J'aurais tellement aimé être jolie que des fois, j'en crêverai. J'ai envie de voir les gonzesses. De boire. De quitter le royaume du raisonnable encore une fois. Est-ce que vous vous sentez chez vous ? La putain de vie. Ce que je veux, c'est du changement. Du grandiose. Du chevalier servant qui porte votre corps nu dans un monde parralèle. Des choses simples. Deux prénoms dans la buées. Des couleurs de dessin-animé. Moins de colère et de violence. La douceur rock'n'roll. Des bouquets de contraires. La putain de vie. Trouver le juste milieu reviendrait à dire qu'on a grandit et qu'on s'est enfin trouvé, celà serait sans doute d'un soulagement intense mais au fond, ça ne serait pas drôle. On barbotte à contre courant, comme des thons. Ouais, des thons. Personne ne peut dire le contraire, je m'arrange pour avoir toujours raison. Quand je serais grand, je serais David Bowie et je réinventerai le mixer. J'ai peur de finir à la rue. J'aime de moins en moins les gens riches, et j'apprecie de plus en plus les passionnés. Ceux qui crèvent. Pour leurs rêves. Je serai ton meilleur souvenir pour le meilleur et pour sourire. J'ai pris l'habitude de ravaler mes larmes et de serrer les poings, j'aime beaucoup les trois syllabes du mot Cigarette. J'aime beaucoup ta façon de prononcer le mot "macabre" et aussi la determination de tes sourcils lorsqu'ils se froncent. Des détails finalement. Le soleil qui caresse l'epiderme et le froid qui vous mord les épaules. La putain de vie.

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30 janvier 2009

Island.

Arcenciel

Paulette Williams : My island.

C'était sans doute stupide de vouloir croire à quelque chose d'honnète. Avoir conscience du métal glacé des armes et du sang chaud qui coule à flots ne permet pas de vivre heureux. Il m'arrivait parfois d'avoir l'envie absurde de me laisser tomber du mauvais côté d'une balance rouillée. Aprés avoir visité le camps des méchants et la naïveté des gentils papillons, j'ai du mal à savoir vers ou me diriger. J'assume pleinement l'absence de mon avenir et la futilité de mes études puisque ça fait longtemps que l'école de la vie m'a choisie.

En deux jours, j'ai pris exactement douze voitures différentes, et aucun des conducteurs n'était pleinement heureux. Certains sont partis voir ailleurs et sont revenus déçus. L'herbe n'est pas plus bleue de l'autre côté, sauf quand on y va pas. On amasse des objets, des histoires, des amours et des peurs qui s'entassent dans le corps et le crâne, on se croit forts. On finit par comprendre que le bonheur se mesure en Instants. Monsieur m'offre un croissant. Lorsque les chaussettes sont trempées, le sourire vaut de l'or. La solitude est vagabonde, je n'ai pas peur de mourir et c'est presque inquiétant.

On s'évade. En s'aimant tellement fort que le monde finit par s'effacer. On choisis des humains parmis les humains, on se créer un troupeau, une meute, une famille solide. Les phalanges se resserent et les mains se font poings. Nos convictions deviennent nos plus grandes richesses, il tatoue sur ma peau un symbole qui me parait fort. On s'accroche. On oublie la destination pour s'abandonner aux voyages.

Raël nous écrit des lettres rondes du Chili. Soom prépare le cake et la coke. Perrine se specialise dans la reliure et je me rends compte que l'objet essentiel de nos vies, c'est le carnet. A spirales, à grands carreaux ou à petites lignes, peu importe. Keeps mange son coeur à petit pas, et je trouve qu'elle se fait de plus en plus belle. Les choses sont simples. Dans les series qu'on adore, tout le monde baise avec tout le monde. Quelque chose cloche dans le manège des générations. Je fais des pancakes. J'ai l'impression que tu comprends tout ce que je ne dis pas. Milo fait la gueule. Je rêve que je me noie. Je suis mordue.

Il y a quelque chose dans le personnage de Jissé que je n'avais pas vraiment remarqué avant. Maintenant, je comprends pourquoi je n'ai jamais voulu couper les ficelles de ce petit monde. Ce calme et ces principes appliqués à la lettre. Quelqu'un de bien. Le groupe s'est emietté, les deux frangins restent seuls comme un rocher solide au milieu des tempètes. La musique me vibre et m'arrache. La fierté. Le skyzoprène, la tequila. C'est pas grand chose mais c'est pas rien, c'est juste connaitre personne. Personne de bien. Tout se mélange et j'adore ça. Je ne veux plus penser, je ne veux que vouloir. J'ajoute un sucre dans mon thé, j'ai encore oublié de grandir. Vous dansez ? Vous maudire.

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Des phrases courtes.

CardioPlum

Ray Lamontagne : I Still care for you.

Arrivée. La route n'est définitivement plus un monstre à craindre. Epuisée. Jamais sentie aussi vivante. Le vieux barbu qui vend du cidre et qui s'inquiète. Toi et moi roulés en boule à l'arrière d'une camionette pour se cacher des policiers. La pluie qui tombe averse. Les mots ont peine à trouver place sur l'écran, surface ridiculement petite en comparaison avec le reste du monde. La route vous dresse, vous giffle et vous remet en place. Je me sens bien. Les pigments bleus de la morsure ont teinté la peau de mon cou. Souvenir du paradis. Vu d'ici je pourrais passer ma vie à ses côtés. On va juste passer nos vies à se quitter. Le vélo de Supertramp. Le soleil. Les manifestants. Toutes les batailles sont belles. J'ai réussi. Sentir tous les membres de son corps depuis que le vent, le vampire, en a fait le tour. Je recommencerai. Atteindre avant la nuit la destination inscrite sur le bout de carton. Marcher seule. Les gens quand ils demandent ou je vais disent que ça fait beaucoup de route. Je leurs réponds ça fait beaucoup de bien. Le couple de motards. Starsouters dans l'auto-radio. Ma tête sur tes épaules. Sur la Nationale aux alentours d'Alençon, chanter trés fort. Tendre le pouce. Voir loin voir loin voir loin. Quand la nuit tombe et que je m'endors à l'avant d'un énorme camion, le type propose une cigarette. Par la fenêtre je vois défiler des images de nous. Belle histoire. A quand le générique ? La bonne nouvelle c'est qu'on est libres. L'impossible, c'est des conneries. Je suis partie sans armes et je ne regrette pas. Un risque à prendre. Mettez vous à la place des volcans, et vibrez.

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20 janvier 2009

Chaos douillet.

Una_puta

Dans l'indifférence des vertiges humains, dans le haussement de mes épaules et dans le mouvement d'une paupière. Le vent doit penser que je suis trop enfermée dans mes idées de carton puisque j'ai envie de finir toutes mes phrases par peu importe. Dans chacun de nous il y a une apocalypse potentielle, vous pouvez faire vos jeux et rester bornés, vous pouvez restez bien assis sur vos convictions aux allures d'orgueil, on est peut-être pas tous dans le même bateau mais on affronte les mêmes tempêtes. Je ne veux pas être ce que je piétine, et j'ai au moins ça. Vendez vos premiers pas sur ebay, ça doit valoir des millions tellement ça me fatigue. Et les types en rouge qui viennent m'affliger leurs sourires devant la gare, j'ai envie de leur demander s'ils accepteraient d'arrêter de manger de la merde, j'ai envie de leur demander s'ils accepterez de vendre leurs vices et leurs démons au profit de la paix dans le monde, j'ai envie de leur demander si eux aussi, ils trouvent que consommer, c'est prendre son pied. J'aimerai avoir un miroir dans la poche et leurs montrer l'incohérence de leur reflet, mais j'ai déjà trop peur de tomber sur le mien au coin d'une rue.

Les souvenirs me font vibrer, j'en arrive parfois à atteindre des pics d'adrénaline proches de ceux qu'on atteint quand on prend un bon gros ballon, simplement en fermant les yeux. Que-sais-je semble à peine comprendre qu'il est des nôtres, qu'il l'a toujours été, et pourtant l'évidente étoile qui trône entre ses deux yeux, moi je l'ai toujours vu. C'est une bien maigre consolation car ça n'est ni un pacte, ni une promesse, mais ça existe. Vous avez déjà vu un arbre qui pleure? Si vous en croisez un, demandez lui de vous chanter une chanson et abritez le de la pluie. C'est l'histoire d'une forêt qui avait peur du noir, une histoire du trottoir. Fatiguée de la guerre incessante qui défile dans les écrans télé de nos pupilles, j'ai toujours su qu'on pouvait crever d'attente ici bas. Quand quelque chose te semble juste, n'attend surtout pas qu'il arrive, provoque le et va-t-en. C'est Milo qui dit ça. Il parle bien mon pote. C'est moins beau et ça vous passe l'envie d'y croire, mais c'est honnête et vous gagnez au moins le droit du haussement d'épaules. Vous pouvez rentrer chez vous, prendre une douche. Vos cheveux vous dégoulinent entre les omoplates et cette sensation de l'eau sur l'épiderme, banale à souhait, doit avoir pour vous la valeur d'une récompense. Vous pouvez maintenant terminer la journée par un pétillant "peu importe", bien placé entre les deux yeux.

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17 janvier 2009

A la peche aux moules.

(Private joke)

Keeps_Joplin
M_o


Verlaine


Soom___Ro
perrine

Colors___tea


Parce que, bon, à la base. Quand est-ce que vous baisez la vie? Mais tous les jours, trés chère. Non attend,  t'es sympa, t'es mignon, tu m'as l'air sincère, je dis ça pour tous ceux qui . Bon. A l'amour, aux étoiles ,  et à  dans deux ans. On s'est loupé de peu je crois mais c'est la preuve par sang, qui dit fuck et qui va loin, je veux dire, à la base. Et que Dieu frappe la tech, zero tracas, zero blahblah, tu veux des trips? -Oui, six ou sept. Bonsoir ! Bonsoir. De toutes façons la drogue, c'est aléatoire. Et là je me suis dis, c'est ça le bonheur. L'élégance du hérisson, alléluia, allez l'om, et faites des trucs, on aime beaucoup. J'ai pas d'humour, mais on pourrait quand même faire un DVD. T'es là, mais en fait t'es pas là, c'est formidable. Tu sais quoi? Je me prostituerais pour écouter cette chanson. C'est beau ce que tu dis, t'as lu ça sur un paquet de nouilles ? Gilbert abuse à Fifouland et ce soir c'est Moule Frites, sans vulagrité aucune, I believ I can die. On a envie de leur dire putain, t'as pas perdu ta bonne humeur. "Bipbip". Si j'ai un môme je l'appelle Kingston et j'envisage de me tirer une balle. On va s'gêner, Patrick. Lui c'est Majouk parce qu'il est magique. Chante moi une chanson, du genre, prendre un enfant par le cul. Pour le meilleur et pour l'Shakspear, j'aurais voulu être ta soeur, à la base. C'est tout ce que vous avez à dire? Non, allez vous faire foutre, j'suis qu'un simple stagiaire. Ce qu'il nous faudrait, c'est une nouvelle quète. "Putain ça m'fait rien ton truc", l'happy hour elle tombe toujours à l'heure. Hé perrine ? Non rien. Tu vas droit au coeur de l'action, c'est ton bonheur c'est ta passion, t'as vu. Vous preferez quoi vous, le sexe ou la bouffe? De toutes façons chacun son côté obscur, et plus c'est obscur plus on vibre, soit. Pour tous ceux qui baisent la vie, pour tous ceux qui en veulent encore, pour Le Peuple, pour les chips et pour le jambon, pour Jules Vernes et pour les tunnels Sarah Croche, pour le lézard qui porte une échelle, pour les pancakes et pour le son, le son ouais, pour léon le camé, pour le rock'n'roll et surtout parce qu'à la base, nous sommes des spartiates. J'ai pas envie  qu'on soit  des humains. Nous sommes l'amour dans sa forme la plus acceptable, l'aprés-midi, un peu aprés midi.

Posté par salefee à 19:58 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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