Avec ou sans bagages.

Croquer les épaules de l'orage.

20 janvier 2009

Chaos douillet.

Una_puta

Dans l'indifférence des vertiges humains, dans le haussement de mes épaules et dans le mouvement d'une paupière. Le vent doit penser que je suis trop enfermée dans mes idées de carton puisque j'ai envie de finir toutes mes phrases par peu importe. Dans chacun de nous il y a une apocalypse potentielle, vous pouvez faire vos jeux et rester bornés, vous pouvez restez bien assis sur vos convictions aux allures d'orgueil, on est peut-être pas tous dans le même bateau mais on affronte les mêmes tempêtes. Je ne veux pas être ce que je piétine, et j'ai au moins ça. Vendez vos premiers pas sur ebay, ça doit valoir des millions tellement ça me fatigue. Et les types en rouge qui viennent m'affliger leurs sourires devant la gare, j'ai envie de leur demander s'ils accepteraient d'arrêter de manger de la merde, j'ai envie de leur demander s'ils accepterez de vendre leurs vices et leurs démons au profit de la paix dans le monde, j'ai envie de leur demander si eux aussi, ils trouvent que consommer, c'est prendre son pied. J'aimerai avoir un miroir dans la poche et leurs montrer l'incohérence de leur reflet, mais j'ai déjà trop peur de tomber sur le mien au coin d'une rue.

Les souvenirs me font vibrer, j'en arrive parfois à atteindre des pics d'adrénaline proches de ceux qu'on atteint quand on prend un bon gros ballon, simplement en fermant les yeux. Que-sais-je semble à peine comprendre qu'il est des nôtres, qu'il l'a toujours été, et pourtant l'évidente étoile qui trône entre ses deux yeux, moi je l'ai toujours vu. C'est une bien maigre consolation car ça n'est ni un pacte, ni une promesse, mais ça existe. Vous avez déjà vu un arbre qui pleure? Si vous en croisez un, demandez lui de vous chanter une chanson et abritez le de la pluie. C'est l'histoire d'une forêt qui avait peur du noir, une histoire du trottoir. Fatiguée de la guerre incessante qui défile dans les écrans télé de nos pupilles, j'ai toujours su qu'on pouvait crever d'attente ici bas. Quand quelque chose te semble juste, n'attend surtout pas qu'il arrive, provoque le et va-t-en. C'est Milo qui dit ça. Il parle bien mon pote. C'est moins beau et ça vous passe l'envie d'y croire, mais c'est honnête et vous gagnez au moins le droit du haussement d'épaules. Vous pouvez rentrer chez vous, prendre une douche. Vos cheveux vous dégoulinent entre les omoplates et cette sensation de l'eau sur l'épiderme, banale à souhait, doit avoir pour vous la valeur d'une récompense. Vous pouvez maintenant terminer la journée par un pétillant "peu importe", bien placé entre les deux yeux.

Posté par salefee à 00:19 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Cadeau: http://fr.youtube.com/watch?v=kXMTtOS-oKg

<3

Posté par Pika, 21 janvier 2009 à 00:55

Hé. Comment tu sais ? J'adore vraiment trop. :x

Posté par Plum, 21 janvier 2009 à 12:34

lire tes tripes...ca me fait ...ouais enfin bref

a part ça Nneka qu'elle putin de nana

Posté par lou, 23 janvier 2009 à 09:56

Je la connais pas, mais quelle putain de chanson.

Posté par Plum, 23 janvier 2009 à 12:26

ça sonne toujours aussi juste tous ces mots dans ma tête.
Je crois que j'ai trouvé le remede au "peu importe".

Posté par robinweed, 26 janvier 2009 à 08:49

Le seul remède au peu importe, c'est le coca. :x

Posté par Plum, 10 février 2009 à 22:59

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