30 janvier 2009
Island.
Paulette Williams : My island. C'était sans doute stupide de vouloir croire à quelque chose d'honnète. Avoir conscience du métal glacé des armes et du sang chaud qui coule à flots ne permet pas de vivre heureux. Il m'arrivait parfois d'avoir l'envie absurde de me laisser tomber du mauvais côté d'une balance rouillée. Aprés avoir visité le camps des méchants et la naïveté des gentils papillons, j'ai du mal à savoir vers ou me diriger. J'assume pleinement l'absence de mon avenir et la futilité de mes études puisque ça fait longtemps que l'école de la vie m'a choisie. En deux jours, j'ai pris exactement douze voitures différentes, et aucun des conducteurs n'était pleinement heureux. Certains sont partis voir ailleurs et sont revenus déçus. L'herbe n'est pas plus bleue de l'autre côté, sauf quand on y va pas. On amasse des objets, des histoires, des amours et des peurs qui s'entassent dans le corps et le crâne, on se croit forts. On finit par comprendre que le bonheur se mesure en Instants. Monsieur m'offre un croissant. Lorsque les chaussettes sont trempées, le sourire vaut de l'or. La solitude est vagabonde, je n'ai pas peur de mourir et c'est presque inquiétant. On s'évade. En s'aimant tellement fort que le monde finit par s'effacer. On choisis des humains parmis les humains, on se créer un troupeau, une meute, une famille solide. Les phalanges se resserent et les mains se font poings. Nos convictions deviennent nos plus grandes richesses, il tatoue sur ma peau un symbole qui me parait fort. On s'accroche. On oublie la destination pour s'abandonner aux voyages. Raël nous écrit des lettres rondes du Chili. Soom prépare le cake et la coke. Perrine se specialise dans la reliure et je me rends compte que l'objet essentiel de nos vies, c'est le carnet. A spirales, à grands carreaux ou à petites lignes, peu importe. Keeps mange son coeur à petit pas, et je trouve qu'elle se fait de plus en plus belle. Les choses sont simples. Dans les series qu'on adore, tout le monde baise avec tout le monde. Quelque chose cloche dans le manège des générations. Je fais des pancakes. J'ai l'impression que tu comprends tout ce que je ne dis pas. Milo fait la gueule. Je rêve que je me noie. Je suis mordue. Il y a quelque chose dans le personnage de Jissé que je n'avais pas vraiment remarqué avant. Maintenant, je comprends pourquoi je n'ai jamais voulu couper les ficelles de ce petit monde. Ce calme et ces principes appliqués à la lettre. Quelqu'un de bien. Le groupe s'est emietté, les deux frangins restent seuls comme un rocher solide au milieu des tempètes. La musique me vibre et m'arrache. La fierté. Le skyzoprène, la tequila. C'est pas grand chose mais c'est pas rien, c'est juste connaitre personne. Personne de bien. Tout se mélange et j'adore ça. Je ne veux plus penser, je ne veux que vouloir. J'ajoute un sucre dans mon thé, j'ai encore oublié de grandir. Vous dansez ? Vous maudire.
Commentaires
J'en mets trois .
Trois quoi? Trois petits points ? Trois petits tours et puis s'en va ? Trois de pique ou bien de coeur ?
Trois carreaux aux regards des fenêtres .
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