Avec ou sans bagages.

Croquer les épaules de l'orage.

01 février 2009

Dimanche.

Dimanche


Zenzile : Pirates.


La putain de vie. Rentrer pour ça. Je vais vous dire un truc.
Je me lève le matin, la lumière rouge estompée par le jour, les yeux collés. Je n'ai jamais envie de me lever. J'y réfléchis toujours à deux fois avant d'oser sortir des draps. Je roule une clope. J'allume le pc. J'aimerai dire que c'est la faute de ma génération. Mais c'est la mienne. Un café au lait. Choisir ses fringues. Avaler deux petits comprimets. La putain de vie. Se shouter à n'importe quoi. Rentrer pour ça.
Aimer de loin, dans la fumée blanche des souvenirs. C'était beau, ouais. C'est rare d'être clean et de trouver la vie belle. J'ai pas d'excuse parce qu'il fait beau. Il n'y a rien que je hais plus que la routine. Les habitudes. C'est dommage, parce que l'habitude c'est moi. Il faut me perdre. Est-ce que j'ai déjà su écrire ? Au fond je ne sais plus vraiment. Ca fait des boucles qui tournent en rond. Il y a quelques jours, je pensais mourir, des mots comme Littérature et Folie viennent prendre mon souffle et mon coeur, ça n'est pas normal de transformer son corps en crise comme ça, la nuit, ça n'est pas normal. On a toutes les raisons de s'inquieter.
C'est la faute de l'imagination qui se fait lionne quand personne ne vous voit. Ca rend fou. Je vous dis que ça rend fou. C'est la putain de vie.
L'amour réveille. L'amour fouette au visage comme le vent sur la plage. Ca me rend volcan, ça me rend bonheur et soleil. Ca m'implose. Ca ne dure pas. C'est conçu pour partir, c'est humain, ça fout le feu et ça se barre, ça vous met le coeur dans le crâne, et vous rentrez.
Vous faites un clin d'oeil aux citrons dans le panier en osier. Vous êtes donc là. Vous avez envie de quelque chose qui n'existe pas. Vous ouvrez tous les placards, sans jamais mettre le doigt dessus. Clignez des yeux. Vos relations humaines vous sauvent. Je me regarde trop longtemps dans le miroir. J'aurais tellement aimé être jolie que des fois, j'en crêverai. J'ai envie de voir les gonzesses. De boire. De quitter le royaume du raisonnable encore une fois. Est-ce que vous vous sentez chez vous ? La putain de vie. Ce que je veux, c'est du changement. Du grandiose. Du chevalier servant qui porte votre corps nu dans un monde parralèle. Des choses simples. Deux prénoms dans la buées. Des couleurs de dessin-animé. Moins de colère et de violence. La douceur rock'n'roll. Des bouquets de contraires. La putain de vie. Trouver le juste milieu reviendrait à dire qu'on a grandit et qu'on s'est enfin trouvé, celà serait sans doute d'un soulagement intense mais au fond, ça ne serait pas drôle. On barbotte à contre courant, comme des thons. Ouais, des thons. Personne ne peut dire le contraire, je m'arrange pour avoir toujours raison. Quand je serais grand, je serais David Bowie et je réinventerai le mixer. J'ai peur de finir à la rue. J'aime de moins en moins les gens riches, et j'apprecie de plus en plus les passionnés. Ceux qui crèvent. Pour leurs rêves. Je serai ton meilleur souvenir pour le meilleur et pour sourire. J'ai pris l'habitude de ravaler mes larmes et de serrer les poings, j'aime beaucoup les trois syllabes du mot Cigarette. J'aime beaucoup ta façon de prononcer le mot "macabre" et aussi la determination de tes sourcils lorsqu'ils se froncent. Des détails finalement. Le soleil qui caresse l'epiderme et le froid qui vous mord les épaules. La putain de vie.

Posté par salefee à 15:01 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

vivre

Ah ce passage, il fait frémir, mais il est beau "C'est dommage, parce que l'habitude c'est moi... On a toutes les raisons de s'inquieter" Etonnant ce saut du JE au ON.
Passer du JE au VOUS, comme tu le fais dans le début du dernier paragraphe permet de prendre ses distances, d'observer ; ça soulage temporairement. Ce sont les "détais" qui font la vie, sans doute. Bon courage pour reprendre pied dans la "vraie" (?) vie...

Posté par gballand, 01 février 2009 à 15:25

Je ne fais que parler de moi sans arrêt, alors oui ça me parait bien de prendre un peu de distance quand je peux. Contente que vos yeux se balladent ici, M'dame. (: Votre fille me manque, M'dame.

Posté par Plum, 03 février 2009 à 02:53

[...].

J'ai pas tellement de mot dans une situation comme celle là.
Une larme a coulé.

J'adore tout simplement ta façon d'écrire, tes photos. Je ne regrette pas d'avoir taper au hasard quelques mots dans Google et d'être tombée sur Toi. Comme quoi... ! La vie fait parfois bien les choses, en exagérant un peu.

BOu_

Posté par BOu_, 13 avril 2009 à 00:18

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