Avec ou sans bagages.

Croquer les épaules de l'orage.

07 février 2009

Uchronie.

Winter

Emir Kusturica : Ah ya Bibi.

Quand ça revient le ciel prend ses grands airs de première fois parce que ça y est, la vie est là. Les cloportes et cafards cessent d'un mouvement unique la parade trop sombre de leur vie rhaspodique. Le monde n'a pas saisi qu'il était indicible et l'on peut voir tomber ses corps avec la neige là-bas dehors. Nous sommes des sacs en toile remplis de souvenirs qui se craquent en étoile lorsqu'on nous fait sourire. Encore une phrase qui colle aux dents : Du poète on retient l'attitude on renie les talents. Le café noir est un compagnon de fortune et les lèvres y trouvent leur bonheur en frolant son écume. La prose et la poésie se ressemblent comme les filles et les garçons, quand tous nos cauchemars se démembrent et qu'on attend l'autre saison. J'aime le buisness et j'enguirlande ma maladresse depuis qu'à la place des étoiles certains font du commerce. Je les vois bien.

Je ne sais plus si je dois crier ou attendre, si la rue veux de moi ou des cendres. Les maillons du réel se détachent un à un pour faire pousser mes ailes et tenir jusqu'à demain. Des fleurs de passions semées sur le bitume rappellent que ma raison vaut mieux que ma fortune alors j'entame les premiers pas d'une valse interdite avec cet autre moi qui se veut utopique. Les cartes se mélangent mais personne ne les joue à part peut-être un ange qui s'accroche à mon cou mais je ne veux rien voir c'est trop beau et trop noir. J'emmène danser en rêve celui qui me fait trêve et qui ne reste pas et qui ne s'en va pas j'emmène danser en rêve j'en crève d'en vie j'en aime. Des instants minscules grands comme des scarabés, des jolies libéllules posés sur le goûter, c'est la vie qui revient bruler entre tes mains j'ai dis et je répète c'est la vie qui revient.

Je songe à me lancer dans le commerce de CDs volés. Aujourd'hui j'ai trop fumé et j'ai trop trainé les rues. Mon absentéisme est reconduit jusqu'à plus soif. Sujet suivant ? Le sexe. (Private joke).

Dormez. Rêvez. Changez l'immonde et votez pour moi.

Posté par salefee à 00:41 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Jolies, ces sons qui se répondent à travers ce texte dont les échos résonnent ; jusqu'à qui ?
"Les maillons du réel se détachent un à un pour faire pousser mes ailes(...)" Celles du désir, j'espère, à voir et revoir, le film, je veux dire, mais le désir aussi.
Attention à veiller à ne pas s'absenter à soi-même ! Bonne fin de journée.

Posté par gballand, 07 février 2009 à 17:31

En relisant je me rends compte que j'ai maculé l'adjectif "jolies" d'un "e" dont il n'avait pas besoin. Peut-il se retirer ?

Posté par gballand, 07 février 2009 à 17:40

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